La citation de la semaine

Drawing on my fine command of the language, I said nothing.
Robert Benchley

 

Le site

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La Banque de dépannage terminologique : tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'orthographe...

 

C'est ça, le mot, mais c'est ça !(1)

Le tréma est un signe constitué de deux points qu'on met au-dessus d'une voyelle afin de préciser la prononciation d'un mot. On l'emploie sur la voyelle i et, plus rarement, sur les voyelles u et e.

En français, le tréma signifie que deux voyelles qui se suivent se prononcent séparément. Cependant, lorsque le tréma apparaît dans une syllabe commençant par les lettres -gu-, il signifie plutôt qu'on doit prononcer la lettre u, et ce, même si on n'a pas nécessairement à prononcer la lettre suivante, comme dans ambiguë, où le ë est muet.

La différence entre ces deux significations, apparemment différentes du tréma, s'explique. Le tréma est toujours placé sur une voyelle qui est elle-même précédée d'une voyelle. Il précise donc la façon dont on doit prononcer un groupe de deux voyelles. Par convention, l'Académie française a systématiquement mis le tréma sur la deuxième voyelle du groupe. Le tréma signifiait alors, dans tous les cas, qu'on devait prononcer la voyelle précédant celle qui portait le tréma. Cependant, dans la majorité des mots où il y a un tréma, les deux voyelles sont prononcées, celle qui porte un tréma et celle qui la précède. On peut donc aisément (et logiquement) croire que le tréma signifie que la voyelle qui le porte doit être prononcée, de la même façon que l'accent aigu, grave ou circonflexe modifie le timbre de la voyelle qui le porte. C'est d'ailleurs ce qui explique qu'on hésite souvent sur la graphie des mots qui ont un tréma dans une syllabe commençant par les lettres -gu-; on ne sait trop si l'on doit mettre le tréma sur le u ou sur la voyelle qui suit.

Pour mettre fin à cette confusion, les rectifications de l'orthographe de 1990 ont proposé de mettre systématiquement le tréma sur le u dans les mots touchés, qui sont d’ailleurs peu nombreux, à peine une quinzaine. Aujourd'hui, les deux graphies sont donc possibles : on peut mettre le tréma sur le u ou sur la voyelle qui le suit.

Dans les mots qui se terminent en -gue, le tréma sur le u ou sur le e signifie que -gue se prononce [gy] comme dans guttural et non [ge] comme dans guenille.

Source : Banque de dépannage terminologique

(1) Mais c'est très rare ! (merci les Snuls)

 

Le mot

Frairies
n.f. : joyeuses parties de plaisir et de bonne chère.
Ex. : Des frairies vernales


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